vendredi 13 juin 2008

la photo du jour



Enfin ! Elle s'est brisée toute seule, cette énorme branche dangereuse, trop haute pour la scier et trop longue pour ne pas faire de gros dégâts, si on lui coupait le tronc ! Ouf !
En prime, c'est un gros morceau du tronc qui s'est cassé.
Maintenant on va pouvoir abattre la totalité de l'arbre et prévoir son remplacement par un superbe platane au centre de ce grand carré dégagé.

lundi 9 juin 2008

LA MANIF

En 1995, j’avais proposé le texte suivant au Figaro magazine, qui bien évidemment, ne l’a pas publié !...
Le sujet étant plus que jamais d’actualié, je l’ai légèrement remanié et le propose à votre appréciation.


Lettre ouverte à mes copains socialistes.

Chers camarades, dans un Paris encombré, les défilés succèdent aux défilés, les manifestations aux manifestations. Il n’y a pas de jours sans qu’une quelconque “coordination”, une quelconque association, des grévistes, des citoyens en colère, des défenseurs de telle vieille bâtisse ou des cafards mordorés, des “artistes” du théâtre de trottoir, ne promènent leurs défilés braillards, monopolisant le pavé parisien, emm... tout le monde et paralysant la vie économique... à leur propre détriment !

Il faut bien reconnaître que ces manifestations font maintenant partie de notre riche folklore parisien.
En conséquence, je propose un projet constructif:
Que plusieurs hectares de terrain nu, ou mieux encore des terrains militaires inutiles, dans la périphérie des grandes aglomérations urbaines, soient consacrés exclusivement à ces manifestations.

Cela aurait toutes sortes d’avantages, sans parler de la satisfaction des citadins qui ainsi seraient plus favorables aux revendications (toujours légitimes) et aux nobles causes défendues.

Ces lieux seraient, évidemment, aménagés en conséquence, créant en outre un certain nombre d’emplois permanent :
Un centre de planning informatisé gérerait le programme des défilés.
Un centre de presse permanent, doté de moyens techniques, permettrait à celle-ci de “couvrir” à moindre frais les manifestations.
Des services de ramassage des tracts, canettes, ivrognes, etc...
Et, bien sûr, toutes sortes de petits commerces trouveraient place dans un village artisanal : frites et merguez, maquilleurs, peintres sur calicots, masques et déguisements, location de trompettes et porte-voix, tambours et steel-bands, drapeaux, sono avec CD de slogans pré-enregistrés et bien sûr,une antenne médicale.
Des tribunes seraient également construites pour le plaisir des supporters ou des touristes japonais.

A quelques encâblures, un village, ou plutôt une arène, serait construit à l’attention des casseurs.
Cela pourrait donner du travail aux ouvriers spécialisés des anciens studios de cinéma disparus.
Il y aurait un stock de voitures-à-renverser, des vitrines fictives, des cabines téléphoniques en contre-plaqué, des “keufs” en carton pâte et une enceinte blindée pour les badauds amateurs. Chaque casseur, au vu de sa licence amateur, recevrait un sac de boulons, un autre de pierres calibrées et une batte de base-ball.

Des concours pourraient être organisés : le défilé le plus long, le plus bruyant, le plus coloré, etc...
Il va de soit que le côut d’une seule grève d’un “service public” financerait aisément l’ensemble du projet. Une modeste contribution serait demandée aux organisateurs des manifs, mais un tarif dégressif serait consenti, dont pourrait notamment profiter FO. et la CGT.

Camarades, Je doute que cet ambitieux projet, parfaitement cohérent et réaliste, soit retenu... mais en ces temps de “morosité” ambiante, il faut bien rigoler un peu !


LA MANIF: aluminium, petites cuillers en inox, sur plaque de cuivre et enrobage résine.

mercredi 4 juin 2008

ETRE...FAIRE...AVOIR...

Je “me” pense...
Être-ou-ne-pas être.
Je pense-donc-je-suis... voire !

ÊTRE... pour FAIRE ? Pourquoi faire ? Pour avoir ?
ÊTRE... pour AVOIR ? Pourquoi avoir ? Pour être ?
La séquence devrait se lire :
ÊTRE pour FAIRE pour AVOIR pour FAIRE pour ÊTRE.
Encore un mouvement perpétuel !
Mais, EST-ON parce que l’on FAIT et qu’on POSSEDE ?
Une certaine philosophie dite “orientale” (peut-être est-ce seulement de la paresse) prétend qu’on EST, sans FAIRE et sans AVOIR.
Il faut pourtant bien, au minimum, faire pour avoir... de quoi manger, de quoi s’abriter ! Les ascètes, eux-mêmes, sont bien obligés de manger pour vivre - si, toutefois on peut considérer que la vie d’un ascète est une vie ! - donc de faire, pour avoir, pour être...
Les végétaux pourtant ne font rien, apparemment.
Sont-ils des êtres supérieurs ?
Les générations précédentes “faisaient” dans le but “d’avoir”.
Avoir étant la condition essentielle pour Etre.
Aujourd’hui, on Fait pour Faire, donc pour Etre.
Avoir n’étant plus une condition déterminante et même une condition pénalisante, dans la quête de sa “réalisation”, comme disent nos “intellos”.
D’autant plus qu’Avoir implique Conserver et qu’aujourd’hui il est tout autant difficile d’avoir que de conserver !
Il suffit d’un nouveau texte fiscal pour vous enlever votre Avoir, en toute légalité, alors qu’autrefois on pouvait encore défendre son avoir avec des armes et du courage.
En revanche, pour Faire, il faut aussi de plus en plus d’Avoir , en raison du développement technologique exponentiel : outils, équipements, accessoires, investissements, etc...
Ainsi, les priorités s’équilibrent : On ne peut Faire grand chose sans Avoir, mais on ne peut Avoir sans Faire .
La Sagesse ? Peut-être est-elle en fin de compte dans la vie végétative...
Etre , sans Faire et sans Avoir ... mais quel ennui !
Malraux écrivait : “On n’est pas ce qu’on est,
on est ce qu’on fait !”