lundi 13 juin 2016

dialogue avec ma camarde - 6



La CRÉATION

Cet inextricable réseau de tuyaux de glandes, de fibres, de liquides, de nerfs, de cellules spécialisées, qui se bousculent dans un espace restreint, se nuisant parfois ! Seul le squelette, chef d’oeuvre incontesté de  mécanique,  semble  avoir  été  conçu  par un sublime ingénieur, mais tout le bidouillage organique pourrait être qualifié d’approximation bricolée !
J’imagine ce dialogue désopilant: “Hé ! Jules, j’la met où cette petite glande mauve ? J’ai pas la place !”
D’accord, je me répète, mais cela m’obsède...
Cela conforte ma négation d’une “entité créatrice” de l’homme et de tous les êtres vivants.
Je crois plutôt à une “autocréation” permanente.

Mais, alors, cette autocréation n’existerait qu’au niveau de “l’espèce”, puisque l’individu en est totalement exclu, ne s’en aperçoit même pas et n’a pas son mot à dire !
Et pourtant elle est prouvée, cette évolution des espèces vivantes, soit au cours de très longues périodes, soit plus brutalement par des mutations mal connues.
Cela voudrait dire que l’espèce est une sorte de graine originelle dont découle tous les individus de cette espèce, qui se transformeront ensuite dans une évolution continue et même divergente.
Et en toute logique, on réhabilite le concept d’une ”entité créatrice” de la graine originelle !...
Mais peut-on imaginer que cette “graine” créatrice ait décidé de mettre une petite cravate blanche au col d’un canard !...
Vertige.........

Après tout, ma chère Camarde, tu pourrais peut-être m’en dire un peu plus ?
- Non ! Ma fonction est bien précise : J’enlève la vie.  Point ! 
-  Pas sympa, la Camarde !…
C’est ton côté fonctionnaire de l’au-delà…
- Tu sais, à force d’inspirer la peur et d’être détestée par la totalité de mes clients, j’ai quelques difficultés à paraître sympa.
Mais cela n’empêche pas une certaine compassion.
D’ailleurs, tu surestimes mes capacités : Mon âme, si elle existe s’est évadée depuis longtemps et je ne suis en réalité que le miroir de ta propre imagination.  Un alias, en quelque sorte !
Si je suis ici aujourd’hui, à bavarder avec toi, c’est justement pour t’habituer à moi, à ma présence de plus en plus constante,  mesure que  ta fin approche, que la dégradation progressive de tes capacités s’accélère.    
Il faudra bien qu’un jour, je me décide à te dire : Viens avec moi, mon chéri, c’est l’heure !
Oui, je sais.

DIALOGUE AVEC MA CAMARDE - 7

 NOUVELLE RÉDACTION et sans doute la dernière !...

C’est l’heure…

Et sans doute, je penserais : C’est l’heure…
Ou plutôt  « es la hora »,  car tu me fais penser
à cette vieille gouvernante espagnole, croque-mitaine de mon enfance !
Ma duègne, austère vierge hispano basque au chignon bien serré, toujours sanglée dans un étroit corset rose chair, dont je volais les baleines, instruments de jeux !
Au dessus de son lit, une grande litho A2 de la vierge noire, avec sa parure en or…et une photo de Franco…

Pourquoi je pense à elle, aujourd’hui ?
Sans doute parce que j’ai le sentiment d’avoir toujours traîné une duègne dans le sillage de ma vie !
Celle dont le rôle est dicté par cette formule très british:    « look and say don’t ».
Dans leur rapport avec les hommes, toutes les femmes se  comportent, à certains moments, comme des duègnes...
Mais que sont devenues les muses d’antan, les muses provocatrices, inspiratrices ?    
Celles qui vous poussent en avant, qui vous jettent des défis pour mieux vous admirer, au lieu de freiner sans cesse votre désir d’action et de risque avec l’objectif de vous remplacer !

Le risque est masculin.
Le principe de précaution est féminin.
Et ce principe vertueux permet aux femmes de conquérir le monde, patiemment mais sûrement !
… avec une  inébranlable bonne conscience.

L’ Homme a conquis la terre.      
La Femme conquiert l’humanité
Toi aussi, ma Camarde, tu joues les duègnes en m’enlevant le libre arbitre de ma mort et le choix des armes (hors suicide)!

Je me revois dans le caillouteux et poussiéreux jardin du Luxembourg – côté nord - l’anti-nature.
Je joue avec les copains, ou plus exactement, comme tous les gosses, nous nous disputions pour savoir à quoi nous allions jouer.
« Moi je serais le bandit et toi tu seras le gendarme » (on dirait le keuf aujourd’hui).
« Non ! C’est moi qui serais le bandit, parce que mon pistolet est plus gros que le tien. »
« Et Arlette serait la fille du shérif… »
Sauf qu’aujourd’hui, Arlette aurait une kalachnikov en PVC et  que personne ne lui contesterait la direction des opérations !
Et ça durait, ça durait…
Soudain la voix de la duègne : « Frannnçois, es la hora. Es la hora de la merienda ».
Patatras ! Tout s’écroulait.
Je glapissais « On n’a pas fini d’jouer…
On n’a même pas commencé ! »
« Es la hora, ven aca ! ». C’était, sans appel…
Et cet horrible goût de la merienda…
Ce breuvage innommable et tiédasse extrait d’un thermos remplit d’un peu de thé, de lait plein de peaux, de petits Lus écrasés, qui n’avait que le goût métallique de la précieuse timbale en argent… Beurkh !
    Le même scénario se répétait le soir:
«  Frannnçois ! Es la hora del bano »
Et cette odeur âcre du chauffe-eau à gaz en cuivre rouge…
C’est L’HEURE… et tout s’arrête.

C’est ainsi que toi, ma Camarde, tu m’appelleras.
Tout s’arrêtera : Projets, actions, idées, mais aussi ennuis, préoccupations, joies et peines.
Tout ce que je voudrais encore faire, tout ce que je n’ai pas fini, pas connu, l’indispensable, le futile, le passionnant, l’emmerdant…
Et aussi l’évolution du monde à venir.
Enfin tout ce qui fait la vie Le plus frustrant, dans le vieillissement , est de constater que le monde bouge en dehors de soi !
Pendant des années, j’ai fait bouger une infime parcelle du monde. Infime, bien sûr, mais c’était mon domaine, mon œuvre et j’en étais heureux et fier !
J’ai créé, persuadé, dirigé, et conseillé des hommes et des femmes, lutté pour mes convictions.
Et maintenant ?
L’écoute des autres est tout juste polie, un rien condescendante ou bien même absente, même dans ma propre famille.

Pourtant le monde bouge, vite et mal et je n’y peut rien !
Le déclin du monde occidental s’accélère.
Les menaces se précisent.
Mon cher pays, aveuglé, poursuit son suicide, entamé depuis des lustres et dont seuls quelques grands réalisateurs entretiennent l’illusion, vers un monde nouveau qui sera essentiellement collectif  !
La termitière humaine se construit.

« Nous avons gagné ! » s’égosille le populo-électeur, ignare, grossier, baignant dans son mauvais goût, sa rigolade et ses certitudes obsolètes, mais s’identifiant à ses héros !
Et le monde tourne et je ne peux que le regarder…

Pourquoi diable mes chers compatriotes, ont-ils adoptés le coq comme emblème national ?
Ce volatil (si l’on peut dire), stupide, cruel, orgueilleux, braillard, paillard, n’a que son plumage pour séduire…
Et en plus, on en fait des girouettes sur les toits !
Bravo…   
Peut-être parce qu’il est le reflet de ce que nous sommes devenus.

Pitié, madame la Camarde !
Encore un peu de temps !
Que je puisse voir vieillir mes enfants, vivre mes petits-enfants dans leur vie d’adultes et grandir mes arrière petits-enfants.- (tous ces adorables petits mutants du 21 ème siècle…).
Qu’ils puissent se souvenir de moi autrement que comme une cartouche sépia sur un des derniers arbres généalogique !

- Es la hora ! Et puis toi, je te connais…
Tu n’auras jamais, jamais fini.
Tu constates ta dégradation progressive et l’inutilité de tes projets.
Toute ta vie tu as couru après tes projets !
Tu en as rattrapé et accompli quelques-uns, raté d’autres, mais tu sais très bien que, maintenant, tes projets ne sont plus que de rêves...
En réalité tu finalise les affaires courantes, comme un fonctionnaire licencié…
- Alors, relaxe ! Sois zen !
Estime-toi heureux que ton intégrité physique et intellectuelle soient encore à peu près respectées, mais suppose qu’au lieu de t’emmener tout de suite, je t’inflige quelques-unes de ces implacables misères, non mortelles, qui paralysent toute activité, tout effort ?
Le choix est vaste et mon imagination sans limites !

- j’y ai déjà songé et avoue que tu as sérieusement commencé !
C’ est fou ce qu’on peut faire et créer avec une simple boite d’allumettes et un tube de colle.
On peut construire un monde… un monde imaginaire.   
Des architectures sublimes, des machines  inconnues, des décors de rêve …
Mieux encore,  avec mon Mac, je peux accéder d’un clic à toute la connaissance du monde… Voir, lire, écrire, apprendre, communiquer, dessiner, jouer, écouter, créer.
Me créer, pour moi tout seul, un monde mythique, virtuel…
Et même voyager dans le monde entier avec Google !
Survoler la terre, comme dans une bulle transparente et silencieuse !
C’étais le rêve de ma mère !

-   Mais si je t’abîmais suffisamment pour que tu ne puisses même pas accomplir toutes ces choses que tu imagines pouvoir combler une existence amoindrie ?
Et si je coupais l’usage de tes doigts et de ta vue et si je dégradais ta lucidité, ta faculté de penser, d’imaginer ?
- Alors, chère Camarde, de grâce, emmenez-moi vite…
J’aurais vraiment fini d’jouer !

Mais dis-moi,  salope,
là-bas, est-ce qu’enfin JE SAURAIS ?
Et cette âme, si elle existe, sera t'elle vraiment MOI ?

- Tais-toi et viens.

lundi 7 mars 2016

Les Joyeusetés de la critique


Relevées dans la presse, quelques critiques extrêmes du fllm :

                                        “A  PERDRE LA RAISON”

Je n’ai jamais constaté un pareil extrémisme dans une critique de film.
Mais pour celui là, cela ne m’étonne pas !


 Tous ces trentenaires (ou +) vaguement barbus, à la parole énervée, et au débit kalachnikoff  et ces nanas à la voix de standardistes au confessionnal, qui hantent nos écrans, ne pouvaient qu’exprimer des jugements péremptoires
et définitifs !

Personnellement j’ai été captivé...
... par tout : scenario - prises de vues - interprètes -
mise en scène - images - sobriété - musique.
Un bémol: la diction. (ne rigolez pas, je sais ! ), mais ces longs plans sans blabla me régalent !
Tout est dans le gestuel et le regard.
j’ai coté  9/10...
Peut-être suis-je aussi un extrémiste !
Que tous ceux qui ont admiré Marienbad me jettent la pierre !

Le cinéma actuel est de plus en plus une succession
de poncifs convenus, par facilité et manque d’imagination de la part des scénaristes.
Si l’on mettait bout à bout tous les décollages et attérissages d’avion, on aurait la matière
d’un très long documentaire, avec de belles images répétitives...

Aussi, l’arrivée salvatrice de la cavalerie américaine au final de nombreux westerns
de la grande époque, nous la retrouvons sous la forme d’un défilé d’hommes en noir,
cagoulés, armés de fusils d’assaut, rasant les murs, pour arrêter un malheureux
quidam !
Se sont les émules des Spetsnaz, des Neavy Seals, ou du Raid...
très à la mode en ces temps “troublés” !

Et le vieux couple, amoureux comme au premier jour...
Et le jeune couple qui pense à un avenir radieux...
Et le jeune soldat qui exhibe la photo de sa douce...
Nous, nous savons qu’ils vont mourir! !

Mentionnons aussi ce saupoudrage de vertueuse “bien pensance”, pour bien prouver
que l’on n’est pas du côté facho,  Autant de petits cailloux dans un plat de lentilles !

EXTRAITS

Le Monde
La puissance d'évocation du film, qui fait de la douceur une arme plus destructrice que la violence,
est indéniable. Les acteurs y sont impressionnants d'intensité dans la retenue, la mise en scène,
en caméra portée et cadrages serrés, soutenue par une musique baroque qui court droit à la mort,
est oppressante à souhait. 

Télérama
(...) ce film pénible n'est, à l'arrivée, qu'un dispositif sadique, une machine à faire
– et à regarder – souffrir.

Le Nouvel Observateur
Joachim Lafosse vise juste et fait fort. (...) Les acteurs sont extraordinaires, (...).
 Le scénario du film est implacable.
La mise en scène est imparable.

L'Humanité
Ce mélo roublard n'arrive pas à rendre palpable la progression du malheur.

Libération
Dans "A perdre la raison", personne n'est jugé, et tout se passe à la lumière.
La mise en scène est limpide, sans jeu d'ombre ni de suspense, les trois acteurs
principaux époustouflants.

spectateur
Ce film est long, ennuyeux, pédant, raté, mauvais, à côté du sujet, faussement empreint
d'une pudeur snobinarde et sans intérêt.

spectateur
Le retour grandiose d’Emilie Dequenne. Complètement transfigurée physiquement
et moralement, elle porte à elle seule ce film monstrueux.
Ça fait très mal et hante longtemps après la projection.

spectateur
Une mise en image bâclée et un traitement pernicieux car voyeur. Un spectateur parle d'ailleurs
de procédé « putassier ». (...)  Je rajouterais que ce « machin » (je n'ose pas écrire :ce film)
est tout simplement nauséabond. De la belle merde à l'image de Lafosse qui devrait
définitivement changer de metier!


Les Inrockuptibles
L'un des films les plus forts, les plus intelligents et émouvants qu'il nous ait été donné de voir
sur un écran depuis longtemps.
Un film qui est aussi lourd que délicat... L'histoire d'un engrenage.
Tout est dans le détail, tout est subtil.
Ce médecin qu'on pourrait adorer, qui est loin du cliché monstre et pourtant, il l'est,
un pervers manipulateur, un monstre qui dévore Murielle petit à petit.. qui la pousse
à la destruction d' elle même.

spectateur
De la belle merde à l'image de Lafosse qui devrait definitivement changer de métier !
Après Elève libre qui était déja un sacré flop,   il continue dans le meélodrame à deux balles,
pfff pathétique!

spectateur
On est spectateur derrière un mur en plexiglas et tout au long du film on a l'impression de
cogner contre ce mur pour pouvoir réveiller les protagonistes, les alerter...comme dans un
cauchemar où on veut courir mais on ne peut pas... On manque de mots pour décrire cette
ambiance qui à la fin du film me pesait tellement que je n'ose imaginer ce que ressent cette
femme "en vérité". Ce film est un chef d'oeuvre....

???
A perdre la Raison se boit des yeux sans que l'on en manque une miette, d'une efficacité telle
qu'on oublie complètement que l'on regarde un film.
J'ai rarement vu un film aussi fort avec des acteurs aussi vrais...
On ne sort pas indemne d'un film comme celui là.

NOTA ; Avec toutes mes excuses, mais mon mentor de blog se refuse à respecter ma mise en page !
Des conseils, SVP...

dimanche 28 février 2016

BREXIT

Il faut bien admettre que ce sont les Anglais
qui ont délibérément torpillé l'Europe.
La construction européenne ne pouvant se faire d'un seul coup de baguette magique, il fallait procéder pas à pas, accord après accord, en préparant les esprits à l'objectif final:  une intégration de toutes les nations européennes en un bloc économique, politique et pacifique.
En refusant, à chaque étape de lâcher la moindre parcelle de son indépendance, surtout politique, militaire et diplomatique, l'Angleterre a tout bonnement paralysé cette construction.
Elle ne faisait d'ailleurs que poursuivre une politique centenaire, érigée en dogme.

Qu'elle s'en aille ou qu'elle reste, ça ne changera pas grand' chose.
Le grand rêve européen se meurt, le continent est envahit et impuissant, les nations se désolidarisent et baignent avec bonne conscience dans leurs idéologies utopiques.

Le léopard britannique, dressé sur ses griffes, veille.
Mais bientôt peut-être, brexit ou pas, l'intégration du Royaume Uni, déjà fêlé, cessera à son tour.

Pourtant, on les aiment bien, les British !
On les aiment pour leur humiliant rugby, leurs opiniâtreté,
leur sens de l'humour, leur fantaisie, leur reine (elle ne fait pas grand chose, mais elle EST..), leurs financiers et leur belle et adorable  Kate.

vendredi 19 février 2016

Déchéance and Co.

Pensez ce que vous voulez, mais en matière de style, elle est quand même très au-dessus du niveau moyen du personnel politique. (Taubira).
Le "Canard" cite :
"Il s'est cru machiavélique en proposant la déchéance de nationalité… il s'est pris pour Mitterand, mais il lui manque un étage!"(sur Hollande)

Dans la presse.
D'autant plus que ça ne vise que des gens qui s'en foutent éperdument…

Le TEMPS...

… " Un livre de vulgarisation qui traite entre autre de cette question =
 ET SI LE TEMPS N'EXISTAIT PAS de Carlo Rowelli "-
 Dunod Ch 3 : La théorie des boucles.

Suis pas le seul à penser ça !...

lundi 25 janvier 2016

Une insolente exclusivité de la nature !

Dans la vertigineuse diversité du vivant,
cet affreux  petit ver a négligé les formes, les couleurs et les moeurs, jugées frivoles, pour une forme plus élaborée de sa diversification.
C'est seulement maintenant que ces pauvres humains ont découvert le talent caché de ce micro-vivant de 1cm !
Il se regènère à la demande.
Bien sûr, d'autres réalisent déjà cette performance, mais si l‘axolotl se refait une patte et le serpent de verre (l’orvet) une queue, le résultat n’est pas joli-joli !
C’est un peu du bricolo, du rapiécié !

Alors, pourquoi s’emballer sur ce petit ver ?
Parce que, lui, c’est la TÊTE, qu’il se refait ! 

Bon, et alors ?
Ben voyons ? Réfléchissez...
Si on vous coupe un bras, une jambe, un pénis, le “créateur” n’a pas prévu de vous les remplacer, comptant avec juste raison sur l’intelligence humaine pour y remédier et puis, même pas très performants, ça marche quand même.
 Mais la tête ?
Avez-vous pensé à tout ce qu’il y a dans votre petite tête ?

Dans ses mystérieuses circonvolutions que l’on commence à  peine à explorer.  C’est VOUS
qui êtes là-dedans !
Le disque de votre mémoire, votre intelligence propre, vos connaissances, tous vos acquis,
tout ce qui fait votre personnalité !
On coupe votre tête, on la jette...vous n’existez plus...
Tout au moins dans votre MOI antérieur.
Je veux bien croire qu’il n’y a pas grand chose dans la tête de ce ver planaire, mais quand-même !
Le minimum syndical de tout être vivant !
Dans la vertigineuse diversité du vivant,

Alors il lui pousse une nouvelle tête.
Que contient-elle ?
Deux hypothèses :
Ou bien, par une mystérieuse alchimie inconnue, il a récupéré tous ses acquis et il se reconnait
 tel qu’en lui-même.
Ou bien il a tout perdu et comme un nouveau-né, il doit tout apprendre pour remplir sa nouvelle cervelle, car il est devenu “un autre”...
Que le “créateur” s’abstienne de nous octroyer ce privilège !




Il serait souhaitable d’éclaircir ce mystère pour le jour ou l’espèce humaine aura maîtrisée la régénération de tous les organes !

Aux dernières nouvelles, toutes récentes
Il semble que l’équipe scientifique en charge du petit ver-phénomène a apporté la preuve qu’après repousse de la tête, le niveau de  performance du cerveau est remonté à celui qu'il était avant la décapitation.
Une fois rafraîchie la mémoire était revenue
Nouvelle interrogation ! Comment les souvenirs ont-ils pu être sauvegardés lors de la décapitation ?
Nous n'avons pas la réponse à cette question répondent les scientifiques. Ce dont nous apportons la preuve :
C'EST QUE LA MÉMOIRE SEMBLE ÊTRE CONSERVÉE EN DEHORS DU CERVEAU !
Il pourrait s'agir d'une "impression" dans les néoblastes, ces cellules souches à partir desquelles l'animal va recréer la partie amputée, les neurones du cerveau.
    Comme si le cerveau tout neuf démarrait à partir d'un disque de sauvegarde !

Et nous retrouvons cette interrogation métaphysique obsédante :
Pourquoi LUI ?  Pourquoi cette minuscule bestiole a été dotée de ce fabuleux privilège exclusif, dont elle n’a sans doute même pas conscience ?



vendredi 18 décembre 2015

jeudi 17 décembre 2015

Mots pique-cervelles....

MINISTRES
Du latin ”minus” = serviteur.
On comprend que beaucoup ont tendance à se srvir eux-mêmes !

SÉNÈQUE
“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.”
Poposition d’affichage au fronton de L’Assemblée Nationale et dans toutes les ministères.
Autre suggestion d’affchage ponctuel : Ce slogan des indépendantistes Corses : “FUERA !” affiché à bon escient.

STALINE = sa bible
Pas d’hommes, pas de problèmes
Alors, on “liquide”...

De GAULLE
L’Europe est le levier d’Archimède de la France.

LESH WALESA
Si les gouvernements ne parviennent pas à trouver une solution au chômage, il faut leur retirer ce dossier et le confier aux entrepreneurs

LUCHINI -BARTHES
SUIS-JE AMOUREUX ?
Oui, puique j’attends !

BOSSUET
Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets des maux dont ils chérissent les causes.
1662

C.  PASQUA
La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles...
Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire et, si nécessaire, une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien...
extrait de presse

Cité par LUC FERRY
Une nouvelle idéologie - Une de plus! née aux USA  sous le soleil californien, bien sûr -  avec prophètes, éminences, savants, clercs : ” Le TRANSHUMANISME”
La médecine ne doit pas seulement réparer, mais améliorer l’humain.
Du pain sur la planche !

PIAO - danseuse N.Coréenne
Nous avons été envoyées ici par l’État coréen. Je fais tout ce que demandent notre État et notre grand leader. Faire plaisir à L’État, c’est tout ce qui importe dans ma vie.

WOODY ALLEN
À Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.

F.X. BELLAMY
Quand on évoque la Résistance pour ce second tour, on assimile des millions d’électeurs français à une force d’occupation.

PLINE L’ANCIEN
L’homme doit au vin d’être le seul animal à boire sans soif !

lundi 23 novembre 2015

SELF-TALK

Self-talk
Pourquoi reprocher aux industriels de fabriquer des produits à durée limitée, parfaitement programmée ?
La “nature” en fait bien autant, à l’échelle de tous les êtres vivants !... et fâcheusement pour nous comme pour le moindre papillon !
Quand on constate nos facultés déclinantes et nos organes qui se cassent, on est en droit de poser      la question:  Pourquoi ?  Les industriels au moins ne s’en cachent pas : C’est pour faire des sous       et améliorer la production.
Au moins, c’est net !
Alors, créateurs du “vivant, vous ne savez pas faire des trucs qui durent ?                                        Pour l’amélioration des produits, c’est plutôt longuet et il y a de nombreux bugs sur le plan mental
de l’humain...
C’est-peut être pour cela que nos anciens ont inventé les demi-dieux, marmitons patauds de la création divine ...

les mots ont-ils leur propre sens ?
En dehors de ce qu’on leur fait dire ?
Les armes de “destruction massive” =  La maxi hypocrisie du  20 ème siècle, toujours escamotée...
“On veut pas le savoir “,
On reproche aux américains - et ils s’en reprochent eux-mêmes - de s’être lancé dans la guerre en Irak, sous le prétexte que l’affreux Sadam cultivait des armes de destruction massive, comme   d’autres des pâquerettes... alors qu’ils n’ont rien trouvé... tout en foutant la merde dans tout le Moyen-Orient, et chez nous par répercussion !
Bon ! Ce mea-culpa est vertueux...mais implique de mettre hors définition les gaz toxiques    employés pour éradiquer la population de quelques villages rebelles, dans le nord.
Mais alors, si les gaz toxiques ne sont pas des “armes de destruction massive”en Irak, pourquoi accuser un certain Bachar d’en arroser ses rebelles Syriens ?
Y aurait-il des bons gaz et des mauvais gaz ?...
Demandez à nos écolos de la pensée.
Ils ont sûrement une opinion... comme toujours.

 le mythe, puissance négligée
Ces longues colonnes de blindés, couleur sable,   dans l’immensité des sables du désert.
Ces hommes en noir, sans visages, ces longues et nombreuses perches affublées du pavillon noir,
 se tordant dans le vent et la poussière de la course.

Ces scènes maintes fois revues, ça ne vous évoque rien ?
Ne pensez-vous pas que l’appel des ces images ne soit plus fort que tous les prêchis-prêchas d’incultes fanatiques, auprès d’une certaine jeunesse, croûlant sous une chappe d’ennui dans leurs banlieues socialisées ?
Les grands espaces, l’aventure, le mouvement, la cause, la solidarité, tout cela synthétisé dans ces images mythiques qui vous prennent aux tripes.  Et ne croyez pas que cela soit du hasard...
L’incroyable force attractive de ces scènes est un phénomène qui - je crois - échappe à nos concitoyens de base, dépourvus de ce sens esthétique inné chez beaucoup d’autres peuples.

La pauvreté du folklore musical français est affligeante...
La bourrée auvergnate, le branle,  l’accordéon et les musettes des guinguettes, le cancan, la farandole, la java des surineurs et,  heureusement,  les traditions catalanes, basques et celtiques,
Tout cela n’est pas très stimulant, comparé au fandango, au flamenco, au tango, aux musiques et chants russes ou tsiganes, sans oublier le châleureux bel canto des séducteurs italiens.
Ce qui nous sauve : le plus bel hymne national au monde, malgré son verbatim complètement
ringard !
Un hymne qui, vraiment galvanise les foules...
Mais n’en abusons pas... ça fatigue.

La mise en images et la large diffusion des rezzous islamistes dans le désert sont le signe d’une maîtrise surprenante de l’action psychologique, par la création du MYTHE.
Cet aimant de l’identification aux héros.
Des fabuleux rassemblements de Nuremberg, à la multiplicité des oriflammes, des défilé au cordon, du pas de l’oie ostentatoire, repris par l’armée nord-corénne, aux battements des tambours, aux bottes impeccablement cirées des officiers, aux longs manteaux noirs à la Vador et aux nouveaux “méchants” du cinéma.
Sans parler du timbre magnétique, magique,  de la voix du Dictateur.
Je l’ai toujours proclamé avec insistance:  C’est le mythe qui provoque, dynamise l’action de l’homme.

Autrement dit, la vision virtuelle du but.

Vous voulez construire votre maison ?
Rien ne se passera tant que vous ne la verrez pas dans votre tête...en relief et en couleur !
Vous la construisez et elle ne ressemblera en rien à cette image mythique qui a pourtant été le moteur de votre action !
Voilà, le secret du mythe ...
Les français, cartésiens, concrets, matérialistes, peu lyriques,
scotchés à leur vertueuse idéologie réductrice, sont-ils capables de créer un grand mythe national ?
Je ne le crois pas. 
Pourtant on en aurait bien besoin...

Un de nos “grands”hommes politiques était prédestiné par son nom même, mais il s’est avéré
 plus proche de Casanova que de Bonaparte !
Maintenant, on bombe le torse et le ventre...
Et on fait ami-ami avec ceux qu’on vitupéraient hier.
Faute de Mythes, on a des Mirages et des Rafales...


Corée du NORD
 








samedi 31 octobre 2015

Casanova


Le Chevalier de Seingalt
Le connaissez-vous, pour-de-vrai, en dehors de Fellini ?
                               
je me suis régalé en regardant le reportage sur Casanova, dans l'émission toujours passionnante de S.Bern.
Surgissent toutes les anecdotes extraites des 12 volumes de ses mémoires, de ma bibliothèque,  que j'ai lu avec délectation il y a quelques 40 ans !
Ma conclusion reste la même : La langue française est une langue morte.
Qui oserait maintenant rédiger un texte ou tout est dit ou suggéré dans une phrase aussi élégante que désuète ?
Le français d'aujourd'hui est comparable au globish anglais:
Langue utilitaire, truffée d'apports étrangers et de mots "technologiques" tout juste compris par les initiés, avec des contre-sens inaperçus et un vocabulaire appauvri !
Et ce sempiternel “Voilà” qui remplace tout ce que l’on a envie de dire, mais qu’on ne sait exprimer...

Ce dix huitième siècle européen était au sommet de la civilisation occidentale et l'Europe était un fait.
Non pas une Europe artificielle, politique ou administrative,
et encore moins  populaire, mais essentiellement aristocratique.
Le français était parlé dans toutes les cours européennes, accompagné d'une même culture et des moeurs assez semblables.

Que ces moeurs soient assez dissolues, c'est avéré, mais la débauche avait un tel raffinement, qu'elle s'apparentait à de l'art !
Et Casanova en était la plus vivante illustration.

Il sillona toute l’Europe en carrosse, allant de séductions en conquêtes, de protecteurs en protecteurs, de prisons en prisons, arnaquant et trichant deci-delà et accessoirement introduisit la Loterie Royale  en France.
Tout cela avec une parfaite élégance, veillant au plaisr de ses femmes plutôt qu’à son propre plaisir.


“Le seul système que j’eus est de me laisser aller où le vent qui soufflait me poussait.”

       De son enfance, ll écrit :     

“...je ne voyais par la même fenêtre que le sommet des arbres dont la rivière était bordée. La barque voguait d’un mouvement si égal que je ne pouvais le deviner, ... ah ! ma chère mère, qu’est-ce que cela ? les arbres marchent !”
“ ...c’est la barque qui marche et non les arbres. Habille-toi.”
“...il se peut donc, que que le soleil ne marche non plus et que ce soit nous au contraire qui roulions d’occident en orient.”
“Ma bonne mère, à ces mots, crie à la bêtise.”
“Je reste consterné, afflgé et prêt à pleurer.”
“Monsieur B. vint me rendre l’âme : Tu as raison, mon enfant, le soleil ne bouge pas, prend courage, raisonne toujours en conséquence, et laisse rire.”
“...le philosophe, sans même lui répondre (à ma mère) continua à m’ébaucher une théorie faite pour ma raison pure et simple. Sans B....aurait émoussée en moi le tranchant d’une faculté par laquelle je ne sais pas si je suis allé bien loin; mais je sais que c’est  à celle-là seule que je dois tout le bonheur dont je jouis quand je me trouve vis-à-vis de moi-même.”


Et sur Dieu et l’univers : 

Les hommmes, avant ce malheur ( le déluge) vivaient mille ans et Dieu conversait avec eux...et la terre suspendue, tenait ferme au centre de l’univers que Dieu avait créé de rien.
Quand je lui disais et que je lui prouvais que l’existence du rien était absurde... il me disait que j’étais un sot.

L’art de la séduction, ou des séduites ...
pré-consentantes !

... Ménageant les approches, comme si j’avais craint de l’éveiller, je commençai par flatter ses sens; et dès qu’un mouvement naturel m’eut fait sentir que l’amour agréait l’offrande, je me mis en devoir de consommer le sacrifice.
...et l’amour confondit nos âmes dans une égale volupté.
...levons-nous, mes amies, leur dis-je, et jurons-nous une amitié éternelle.” (Tu parles !)

Des femmes:            

“ ...ces demoiselles étant nobles et fort honnêtes, le hasard qui les avait mises entre mes mains ne devait pas leur devenir fatal...je n’avais pas la fatuité de croire qu’elles m’aimaient, mais je pouvais supposer que mes baisers avaient fait sur elles le même effet que les leurs avaient fait sur moi...il ne me serait pas difficile...de les faire consentir à des complaisances dont les suites pouvaient devenir très décisives.

Sur les femmes, Il écrivit aussi :

”De même que les hommes qui ont lu beaucoup de livres finissent par vouloir lire des livres nouveaux, fussent-ils mauvais, un homme qui a connu beaucoup de femmes, toutes belles, finit par être curieux des laides, lorsqu’il les trouve
neuves.”

De la langue            

“Trouvant ridicule qu’elle me parlât français, je lui dis que je ne comprenais pas cette langue... étonnée que je ne susse pas le français, elle me dit d’un air mortifié que je ferais mauvaise figure chez elle  où l’on ne parlait guère d’autre langue.”

“...L’idée me vint qu’il devait avoir honte de parler italien parce qu’il était Calabrais.”

“Cosenza  (Calabre). les romains n’avaient pas été injustes en les nommant  Brutes au lieu de Brutiens...ce n’était pas là la terre promise de la mitre.
...il me dit que dans tout son diocèse il n’y avait positivement personne qui pût se vanter de bien écrire...qu’il n’y avait pas un seul véritable libraire.
J’eus l’occasion de voir tout le clergé... il me sembla voir un troupeau de brutes ... Quelle laideur dans les femmes ! quel air stupide et grossier dans les hommes !...
... Donnez-moi votre bénédiction et mon congé.

“... Ses sermons étaient farcis de passages tirés des auteurs grecs qu’il traduisait en latin... m’étant avisé de lui dire que c’était en italien qu’il devrait les traduire, parce que les femmes n’entendaient pas plus le latin que le grec.
Il se fâcha...
...Il me vantait à ses amis, parce que j’avais appris à lire le grec tout seul, sans autre secours que celui de la grammaire.
Après ce temps, je passai encore un an à Padoue,occupé à étudier les droits, dont je fus reçu docteur à l’âge de seize ans.”

De l’amour

“Deux heures se passèrent dans les plus doux transports.
A la fin, charmés et satisfaits l’un de l’autre, nous regardant de l’air le plus tendre, nous nous écriâmes ensemble :
Amour, je te remercie !”

      
           


    On  raconte que,  présenté à la Pompadour,  qui lui dit :
   “ah ! Monsieur, vous venez de Venise...
   de là-bas ?
   Il répondit : ”Non, Madame, de là-haut !”

A lire en écoutant Barry Lyndon

vendredi 16 octobre 2015

MANIF 2015



 Vieille composition... thème actuel et de toujours  !
 Petites cuillères à café sur plaque de cuivre...

dimanche 4 octobre 2015

divergences du CENTRE


Dans un blog précédent, je développais une représentation de l’Assemblée Parlementaire plus conforme à un anneau qu'a un hémicycle, ce qui fait apparaître visuellement qu'il puisse exister    un point de convergence entre extrême-droite et extrémistes de gauche, tout au moins sur certains sujets.
Je situais ce point au Nord du cercle.
A l'opposé de l'anneau, c'est-à-dire au sud, le même phénomène se répète et nous y trouvons cette composante bariolée qu'on appelle  "le Centre".

Avec cette différence fondamentale, qu'au Nord il s'agit d'une convergence des idées, alors qu'au Sud il s'agit de divergences.
Car, qui peut définir ce CENTRE, peuplé de multiples mouvements et "sensibilités", souvent contradictoires, se balançant de la droite à la gauche, sans savoir réellement où il se situe.
Ce n'est pas par hasard qu'on parle de Centre Droit et de Centre Gauche !



 Peuplé depuis ses origines de fortes individualités politiques, je ne pense pas que ce CENTRE ait jamais constitué
une force de gouvernement cohérente         et agissante dans le temps, toujours
trahie par ses divergences
 et ses compromis !
Ceci s'explique aussi par son électorat, refuge des "indécis":
Ceux qui ont peur d'une complicité avec la gauche socialiste, peuplée de trotskistes assagis par l'âge mais aussi d'une droite considérée comme antisociale, peu vertueuse et synonyme de business
(mot caca !).
Bref, tout ceux qui trouvent dans le centre une sorte de bonne conscience rassurante, confortée par la personnalité peu glamour
et peu dangereuse de ses dirigeants actuels.

Le prof au béret incarne parfaitement l'image du gentil centriste, que l'on imagine mal sur la scène internationale entre Poutine, Merkel et Obama ! et quelques autres…
Mais qui sait ?
L'action internationale a souvent révélé des personnalités plutôt effacées dans la politique "domestique"...

Ce point de divergence illustre sur le terrain, les contradictions et
l'absence d'image forte et unitaire du centrisme.