vendredi 8 mars 2013
jeudi 28 février 2013
L'HÔTEL
Je suis sur une place publique
à Paris.
Cela pourrait être la place de La République,
avec rien au centre.
Peut-être aussi la place devant la gare Saint Lazare.
Il y a foule, dense, compacte, agitée.
De grands mouvements la parcourent.
Je crois que tout le monde danse.
Les bras levés ondulent comme des posidonies,
au rythme d’une musique inexistante.
Aucun bruit.
Aucune voiture.
C’est l’ère Delanoë.
Je suis là, parce que j’ai participé à un “séminaire”
organisé dans un hôtel moderne du quartier.
Après la séance, fastidieuse, nous sommes sortis.
Avec mes collègues, nous avons baigné dans cette foule
et bus quelques bières.
Les autres sont rentrés. Je suis resté seul,
j’ observe cette foule.
Et puis, j’ai voulu retourner à l’hôtel.
Dormir, après ce séminaire fatigant pour le psy.
Rentrer, mais où ?
De cette place, partent deux grandes avenues, vers le Nord-Est.
L’une s’appelle le boulevard Haussmann.
L’autre, plus au sud, je ne me souviens plus.
Mon hôtel est sur l’une d’elle, mais laquelle ?
Je ne m’en souviens plus, non plus.
Je parcours l’une des avenues, assez courte d’ailleurs.
Et puis l’autre.
Je vais, je viens, je recommence et ne reconnais rien.
Pas trace de mon hôtel !
Je commence à paniquer.
Cette foule...
J’entre dans une sorte de halle cash & carry,
de fruits et légumes.
A la caisse, un grande bringue sévère, mais gentille.
Je lui explique.
Elle compati et coopère.
Elle me réclame mes clés de voiture !
Pourquoi ?
Pour votre déclaration. On va faire une copie.
Mais je n’ai pas perdu ma voiture...
C’est mon hôtel que j’ai perdu !
Docile, je lui tends ma clé.
Sa caisse se transforme aussitôt en une sorte de laboratoire,
avec fioles, pipettes, éprouvettes, flacons, instruments.
Tout le monde regarde.
Je me sent idiot.
On enrobe ma clé dans une résine transparente et visqueuse.
Tout le monde est content.
L’opération a parfaitement réussi.
Je n’obtiens aucune explication, car la grande bringue
est appelée ailleurs par son portable.
Elle est remplacée par une très jolie fille aux cheveux noirs,
qui s’obstine à me parler en allemand !
Je ne comprends rien... et me retrouve sur le trottoir,
avec ma clé visqueuse.
Je n’ai jamais revu mon hôtel.
Cela n’avait aucune importance, car je me suis réveillé.
En sueur.
Ouf !
Rêve...cauchemar ?
Un peu des deux.
Tri virtuel des menus incidents de la veille, cimenté par
une pseudo logique incontrôlée.
Mais là, impossible de trouver la moindre corrélation entre
les épisodes de ce rêve et leurs sources éventuelles !
Sauf.
Sauf cette foule omniprésente, ni hostile, ni vraiment joyeuse,
probablement issue du film “Ocean’s eleven”,
vu quelques jours auparavant.
Mais d’où vient tout le reste ?
Et cette fille qui me parle en allemand ?
D'où vient-elle ?
Peut-être parce que ce film étrange m’a évoqué
inexplicablement les expériences du médecin-bourreau
des camps de la mort, le Dr.Mengele !...
Pourquoi et comment mon cerveau a pu rassembler
ces éléments partiels et disparates pour en faire
un semblant de conte virtuel,
lequel m’a été “imposé” en quelque sorte ?
Et comment ai-je pu voir ces éléments reconstitués ?
Aucun écran, ni pixels n’ont été détectés dans la cervelle !
Et pourtant, ,je l’ai ai vus, ce labo inexistant et cette grande,
froide et sombre halle aux légumes !...
Quel est le support de cette vision ? De ces images...
La même question peut d’ailleurs se poser pour la musique.
Comment puis-je composer dans ma tête et entendre
une musique que je suis incapable de transcrire, ni par la voix,
ni par un instrument quelconque et que j’entend dans ma tête,
sans émettre le moindre son !
Et que je peux même moduler à ma guise !
Peux-être qu’un jour on pourra retranscrire sur un
support matériel ce que le cerveau “voit” ou “entend”,
y compris les rêves...
Dire que tel individu a beaucoup d’imagination, prouve à
mon sens qu’il perçoit mieux que d’autres les cogitations
de sa cervelle;
C’est ainsi que naît le MYTHE.
à Paris.
Cela pourrait être la place de La République,
avec rien au centre.
Peut-être aussi la place devant la gare Saint Lazare.
Il y a foule, dense, compacte, agitée.
De grands mouvements la parcourent.
Je crois que tout le monde danse.
Les bras levés ondulent comme des posidonies,
au rythme d’une musique inexistante.
Aucun bruit.
Aucune voiture.
C’est l’ère Delanoë.
Je suis là, parce que j’ai participé à un “séminaire”
organisé dans un hôtel moderne du quartier.
Après la séance, fastidieuse, nous sommes sortis.
Avec mes collègues, nous avons baigné dans cette foule
et bus quelques bières.
Les autres sont rentrés. Je suis resté seul,
j’ observe cette foule.
Et puis, j’ai voulu retourner à l’hôtel.
Dormir, après ce séminaire fatigant pour le psy.
Rentrer, mais où ?
De cette place, partent deux grandes avenues, vers le Nord-Est.
L’une s’appelle le boulevard Haussmann.
L’autre, plus au sud, je ne me souviens plus.
Mon hôtel est sur l’une d’elle, mais laquelle ?
Je ne m’en souviens plus, non plus.
Je parcours l’une des avenues, assez courte d’ailleurs.
Et puis l’autre.
Je vais, je viens, je recommence et ne reconnais rien.
Pas trace de mon hôtel !
Je commence à paniquer.
Cette foule...
J’entre dans une sorte de halle cash & carry,
de fruits et légumes.
A la caisse, un grande bringue sévère, mais gentille.
Je lui explique.
Elle compati et coopère.
Elle me réclame mes clés de voiture !
Pourquoi ?
Pour votre déclaration. On va faire une copie.
Mais je n’ai pas perdu ma voiture...
C’est mon hôtel que j’ai perdu !
Docile, je lui tends ma clé.
Sa caisse se transforme aussitôt en une sorte de laboratoire,
avec fioles, pipettes, éprouvettes, flacons, instruments.
Tout le monde regarde.
Je me sent idiot.
On enrobe ma clé dans une résine transparente et visqueuse.
Tout le monde est content.
L’opération a parfaitement réussi.
Je n’obtiens aucune explication, car la grande bringue
est appelée ailleurs par son portable.
Elle est remplacée par une très jolie fille aux cheveux noirs,
qui s’obstine à me parler en allemand !
Je ne comprends rien... et me retrouve sur le trottoir,
avec ma clé visqueuse.
Je n’ai jamais revu mon hôtel.
Cela n’avait aucune importance, car je me suis réveillé.
En sueur.
Ouf !
Rêve...cauchemar ?
Un peu des deux.
Tri virtuel des menus incidents de la veille, cimenté par
une pseudo logique incontrôlée.
Mais là, impossible de trouver la moindre corrélation entre
les épisodes de ce rêve et leurs sources éventuelles !
Sauf.
Sauf cette foule omniprésente, ni hostile, ni vraiment joyeuse,
probablement issue du film “Ocean’s eleven”,
vu quelques jours auparavant.
Mais d’où vient tout le reste ?
Et cette fille qui me parle en allemand ?
D'où vient-elle ?
Peut-être parce que ce film étrange m’a évoqué
inexplicablement les expériences du médecin-bourreau
des camps de la mort, le Dr.Mengele !...
Pourquoi et comment mon cerveau a pu rassembler
ces éléments partiels et disparates pour en faire
un semblant de conte virtuel,
lequel m’a été “imposé” en quelque sorte ?
Et comment ai-je pu voir ces éléments reconstitués ?
Aucun écran, ni pixels n’ont été détectés dans la cervelle !
Et pourtant, ,je l’ai ai vus, ce labo inexistant et cette grande,
froide et sombre halle aux légumes !...
Quel est le support de cette vision ? De ces images...
La même question peut d’ailleurs se poser pour la musique.
Comment puis-je composer dans ma tête et entendre
une musique que je suis incapable de transcrire, ni par la voix,
ni par un instrument quelconque et que j’entend dans ma tête,
sans émettre le moindre son !
Et que je peux même moduler à ma guise !
Peux-être qu’un jour on pourra retranscrire sur un
support matériel ce que le cerveau “voit” ou “entend”,
y compris les rêves...
Dire que tel individu a beaucoup d’imagination, prouve à
mon sens qu’il perçoit mieux que d’autres les cogitations
de sa cervelle;
C’est ainsi que naît le MYTHE.
vendredi 25 janvier 2013
Le petit monde de la Tour-du-Pain
LA SENTINELLEC’est le Rouge-Gorge.
Improbable croisement d’ un majordome de Gosford Park et d’une vieille dame de Faisan, avec sa belle livrée beige immaculée et son plastron tango, avec ses pattes filiformes soutenant un corps dodu.
Toujours digne, il stationne en permanence sur la Tour-du-pain et il s’éloigne discrètement dès qu’un convive vient picorer son michot.
Puis, il revient nettoyer les minuscules miettes qui jonchent la plate-forme de la Tour.
Les convives ne sont pas toujours très raffinés.
Quand le pain manque - Inexcusable oubli ! - l’oiseau se tourne vers la fenêtre, et vous regarde droit dans les yeux avec un regard qui vous culpabilise grave !
L’ ÉTERNEL PANIQUÉ
C’est le Pic Epeiche
Toujours paniqué. Il arrive en cati-mini par l’arrière de la Tour-du-pain qu’il escalade, ne laissant apparaître tout juste que sa tête.
Celle-ci pivote de droite à gauche, comme la tourelle d’un char d’assaut.
La moindre feuille qui bouge, le moindre son, réel ou supposé et il s’évade vers son acacia refuge.
Il revient et le manège recommence.

Enfin rassuré, il monte plus haut et son long bec s’active frénétiquement comme un marteau piqueur sur la chaussée.
Comment est-il construit pour ne pas avoir des maux de tête à se défoncer la cervelle !
Et son manège dure si longtemps, qu’une innocente mésange vient à traverser son espace aérien.
Alors, re-maxi-panique et il disparaît !...
Comment peut-il se nourrir ?
LES LOUBARDS
C’est la bande des Canards.
Toujours fébriles, ils arrivent comme un rezzou,
se bousculent et se jettent sur le grain répandu.
Tous machos.
Les mâles pincent les cannes pour les éloigner.
Elles reviennent dare-dare et picorent en vitesse.
Les mâles se pincent entre-eux et en oublient de bouffer !
C’est le grand n’importe quoi !
Tout le monde pince tout le monde.
Ça ressemble à une piscine bourrée de sales gosses...
Les cris en moins.
Rarement de vraies disputes, de bagarres, de duels !
La règle est la suivante : Le “pinceur” poursuit le “pincé” trop proche. Celui-ci court mettre ses plumes du croupion
à l’abri.
Puis il revient et devient “pinceur” à son tour...sur un autre “pincé”.
Et le manège se poursuit tant qu’il y a du grain.
Alors, un mâle dominant se dresse immobile.
Il regarde au loin, vers la rivière.
C’est le guetteur du désert des Tartares
Toute la bande l’imite et tous ces loubards agités s’envolent
en rase-motte, vers l’Essonne.
Les veinards...si seulement je pouvais en faire autant !
Seul, reste le couple fidèle, étonné de cette débandade.
IL glane les derniers grains et s’éloigne paisiblement, bras dessus, bras dessous...
A noter : la présence fortuite d’un beau canard Mandarin.
Sûrement un investisseur chinois de passage.
Son plumage technicolor et ses plumes relevées évoquent
les personnages de l’opéra pékinois.
Dommage qu’il soit grognon et agressif...
LE NAIN DE JARDIN
C’est l’Ecureuil.
C’est aussi le plus sympa.
Je devrais dire: ce sont, car il y en a quatre.
Le plus familier est le plus beau.
vêtu de sa belle fourrure fauve, bien fournie,
il est toujours présent dans le coin.
Je l’ai prénommé Gaspard.
Pourquoi ? Je n’en sais rien, mais ça lui va bien,
et il n’a pas protesté.
Je l’imagine avec une grande casquette de travers,
façon Gavroche.
Le deuxième est presque aussi beau, mais plus jeune.
Est-ce Gasparin ou bien Gasparette ? Fils ou conjoint ?
Je n’en sais rien non plus, mais ne faisant preuve d’aucune attitude équivoque, je ne puis lui attribuer un sexe.
Cela n’a d’ailleurs aucune importance aujourd’hui.

Le troisième est plus gros.
Il est aussi plus foncé, presque gris, mais on le voit rarement.
Il doit crécher dans les bois.
Un peu bourru. C’est sans doute le Papy.
Le quatrième a perdu sa queue.
Une agression de Bibendum ?
Et bien croyez-moi : Rien n’est plus ridicule qu’un écureuil
sans queue !
Ça ne le perturbe pas. C’est même un avantage sur la neige !
Il est vif et joyeux, il est devenu un écu-rat.
On peut vraiment dire que la queue fait l’homme...
ou plutôt l’écureuil !...

Je me plais à imaginer toutes cette petite famille nichée,
bien au chaud, dans le tronc du vieil acacia.
Un peu comme les maisons-tonneaux des Hobbites...
Mais pourquoi ont’ ils un comportement aussi erratique ?
Je cours à droite. Je freine sec. Je cours à gauche.
je pile. je me dresse tout droit. Je fais mine de ramper et puis je saute et puis je cours à l’autre bout du jardin et je reviens illico !
Je grignote une graine et je repars... je grimpe tout en haut du bouleau. Pourquoi faire ? Je n’en sais rien. D’ailleurs je redescends et je cours ailleurs. Un peu zinzin !
On se calme.
LA RAFFINÉE
C’est la Sittelle Torchepot
Pourquoi diable, l' affubler d’un pareil nom ?
Sans doute parce qu’elle pratique la maçonnerie pour boucher et réparer son nid .
C’est une gracile et svelte jeune fille (je ne peux imaginer une Sittelle mâle... et pourtant, il doit bien y en avoir), toujours bien maquillée, avec ses yeux joliment soulignés d’un trait noir, son bustier ocré et sa capuche grise.
Elle fait preuve d’un solide tempérament !
Elle est taillée pour la vitesse distinguée.
C’est une Ferrari.
En fait elle règne sur la communauté des passereaux.
Quand elle atterrit sur la Tour-du-Pain, tous les petits piafs se sont écartés respectueusement pour la laisser passer, quand elle plonge dans la mangeoire
LE GROUPE FOLK “MES ANGES”
C’est le ballet des Mésanges
Avec leurs tenues de scène noir/blanc/ jaune pour les grandes, ou gris/bleu/blanc pour les cadettes et gris souris avec capuche noire pour les petites, les Mésanges sont gentilles, gaies, peu farouches, et sans histoires...
C’est un corps de ballet de jeunes filles bien élevées.
NOIR, C’EST NOIR... LE MUSICIEN NOIR
C’est le Merle noir
On dit que le merle siffle, flûte, appelle ou babille.
C’est l’un des plus beaux chants d’oiseaux d’Europe.
Son répertoire, ses variations mélodiques, ses capacités d’improvisation sont reconnus.
Mais surtout, il est noir. Et fier de l’être !
Foin des artifices du camouflage.
Bons pour le vulgaire...
Il ne craint personne. Il sautille sur la pelouse, exhibant sa belle livrée luisante et tant mieux si la neige recouvre la pelouse :
On ne voit que lui. Et son bec jaune.
Sympa, le petit cousin !
Il y aurait tant à dire sur toutes ces petites bestioles du parc.
Tant à imaginer, tant de beauté, de poésie, de vie...
Pourtant, la réalité doit être, sans doute, bien éloignée de ce que peut concevoir un imaginaire indulgent !
La cruauté inhérente à la vie doit régner, ici comme ailleurs, comme partout où il y a de la Vie.
Un Héron survole la scène.
Vieux torchon sale emporté par le vent...
Un Geai s’abat sur la pelouse. touche de bleu sur le vert.
Surpris : “Merde ! Je n’ai rien à foutre ici... c’est pas mon monde”
Il pique une graine et s’en retourne au bois.
Sa mission : Croasser avec aigreur pour prévenir ses copains, cochons et chèvres de la présence hostile du chasseur.
lundi 7 janvier 2013
De l' Empire à la Région
Guerres, conquêtes, négociations, traités, mariages princiers, tous les moyens étaient utilisés pour former des entités géographiques et politiques de plus en plus grandes et puissantes.
Au début des siècles historiques, cette expansion se limitait aux voisinages immédiats, au détriment d’ entités plus faibles, victimes, mais parfois consentantes par intérêt.
Et puis, l’équilibre de la puissance des états voisins rendant problématique l’expansion de proximité, (cf Napoléon !) les nations conquérantes se lancèrent dans des expéditions lointaines qui se soldèrent toujours par des échecs immédiats ou ultérieurs et c’est ainsi que s’écroulèrent les grands empires des siècles passés et mêmes proches.

Quelques exemples: L’Empire Romain, l’Empire Espagnol, L’Empire Ottoman, l’Empire Perse,celui d’Alexandre et bien d’autres encore...
Les derniers survivants furent l’Empire Français et l’Empire Britannique qui ne constituèrent jamais une Nation cohérente et donnèrent lieu à ce qu’on appelle la Colonisation, laquelle s’est révélée le contraire d’un absorption.
Ces Colonisations qui provoquèrent des phénomènes de rejet, principalement par les maladresses et l’ arrogance des colonisateurs, en dépit de leurs apports contestés, mais objectivement positifs en terme d’évolution et de progrès

Qui se souvient de ces beaux planisphères cartonnés, décorant les murs de nos écoles avec ses grandes surfaces roses et mauves, réparties sur toute la planète !...
La constitution d’un Département français d’Algérie et l’organisation artificielle du Commonwealth sous l’égide de la ”Queen” ne sont que des avatars avortés...comme cette autre Françafrique !
Plus près de nous, la dernière expansion de proximité, l’URSS s’est écroulée à son tour.

Intégration parfaitement réussie en apparence. (La dictature, ça aide, dans ce sens !), mais cela n’a pas suffit à maintenir cette assimilation et cette cohésion indispensables sur le long terme.

Et maintenant ?
Il est évident que l’implosion de ces grands empires marque le début d’une ère nouvelle.
La disparition de l’URSS et le retour vers la Sainte Russie est
le point 0 de cette nouvelle ère.
C’est l’avènement d’une évolution centripète, succédant à une évolution centrifuge.
l’éclatement de ces sortes d’immenses conglomérats politiques pourraient être considéré logiquement comme la suite du mouvement centrifuge. Pour moi, c’est l’inverse.
C’est le prélude à l’inversion de la force centrifuge.
Il n’y a pas d’expansion de la “masse sociale”, mais plutôt une décomposition de cell-ci.
C’est le retour vers la base originelle et la libération de toutes les entités composantes vers
leur propre base.
C’est une sorte d’immense cocooning vers un chez-soi familier : sa Région.
Retrouvailles des ethnies, des langues, des arts, des us et coutumes, du folklore régional.
Sa région naturelle, transgressant les frontières politiques ou administratives, créées par
l’histoire et ses conflits !
Ce n’est qu’un début. Une simple tendance et seulement quelques réalisations concrètes,
mais je suis convaincu que cette tendance est irréversible et accélérera sa progression dans
les années à venir.
Et l’Europe, dans tout ça ?
Depuis des années, j’ai dit à qui voulait l’entendre que nous ne connaîtrons jamais l’Europe des nations... mais que sans doute verrons-nous s’amorcer une Europe des Régions.
L’Europe n’existe pas.
Elle n’existe pas en tant qu’entité “géohumaine” naturelle, malgré tout l’acquit culturel, éthique,
qui lie les populations européennes.
Ceci dit, il faut tout faire pour préserver et développer ces traités Européens actuels, qui malgré
toutes leurs imperfections reconnues, sont garants de notre paix politique, mais aussi
économique et financière...
... en attendant que se constitue “pour-de-vrai” une Europe des Régions transfrontalières.
Il est surprenant que l’expansion des sociétés humaines, cet effet centrifuge, est quelque peu similaire à l’expansion de l’univers.
L’expansion n’est-elle pas une loi universelle ?
Einstein l’avait tout d’abord nié, interprétant faussement ces équations, pour finalement
reconnaître sa réalité.
On peut rêver et se demander si le même retournement de se mouvement ne pourrait pas apparaître aussi dans l’univers, en fonction d’une loi cosmique inconnue ?
Autrement dit : L’expansion est-elle inéluctable et infinie, ou existe-t'il un mouvement alternatif,
un retour à la case départ, une sorte de respiration de l’univers, comme celle d’un être vivant ?
Ce serait alors la contraction vers ce fameux point Zéro.
Nous avons le temps d’y penser...
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