lundi 9 janvier 2012

Chronique de la sécurité routière

Le PIC-FESS

Bravo !
Les “autorités” ont enfin découvert ce que tout conducteur sait depuis plus de vingt ans, que la vitesse sur autoroutes tue moins que la SOMNOLENCE...
Cette découverte n’est peut-être pas du niveau du boson de Higgs, mais elle va permettre aux dites “autorités” concernées de légiférer, car elles semblent être en manque de sujet depuis quelque temps, puisque c’est la vocation première et la justification de cette armée de fonctionnaires dédiés à la “sécurité routière”.

Suivons le processus bien connu :
Dans un premier temps, on créé une Commission ad hoc.
Celle-ci va étudier pendant plusieurs mois la pertinence du sujet, aidée en cela par une kyrielle d’experts, dont les conclusions ne seront nullement unanimes, comme d’habitude, fruits de querelles médiatiques et d’egos survoltés.
Qu’on se rassure, on va néanmoins légiférer.

Dans un deuxième temps, on va transférer le bébé à des “bureaux d’études” spécialisés.
Pas de soucis, il y en a partout et pour tout !
Ceux-ci, constitués de statisticiens, de mathématiciens, de graphistes et bien sûr, d’informaticiens et peut-être aussi de quelques psy pour la dimension humaine du projet., vont élaborer de beaux manuels bourrés de tableaux, de courbes, de fromages en 3D, de “charts”, de chouettes dessins en perspective et aussi quelques vidéos.

Ces différents projets seront ensuite présentés à la Commission par les rapporteurs, lesquels s’identifient le plus souvent à leurs projets. La Commission décidera, in fine, lesquels seront retenus pour les études complémentaires : faisabilité, coût, incidence écologique et sécuritaire, sondages d'opinion, etc...
Bref ! Passons sur les détails, les quelques aléas prévisibles ou nom et nous arrivons à la phase cruciale des “appels d’offres”.

Je dis cruciale, c’est une métaphore, car tout le monde sait que le devis initial sera de toute façon doublé ou triplé, sans parler des tractations politico-commerciales et des indiscrétions télécommandées de la presse et des lobbyist.

Enfin, un prototype est créé !
Beau travail, salué comme il se doit par tout le monde politique et médiatique, malgré quelques fausses notes grincheuses des éternels anti-tout.
Le Tout Paris bobo et pipel est convié à la fête.
Et, cerise sur le gâteau : C’est une création Française, na!

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes administratifs.
Néanmoins, le PDG de l’entreprise sélectionnée a bien précisé, lors de sa conférence de presse, que ce prototype n’était qu’un premier prototype et qu’il était normal que quelques tests supplémentaires viennent autoriser la mise en route de la chaîne de fabrication et que cela demanderait encore quelques mois, en dépit de l’impatience des politiques.
Un des politiques présents indique d’ailleurs que le décret d’application rendant obligatoire le bidule sur toutes les voitures ne semble pas prévu avant 2017 ou 18, dans la mesure, bien évidemment, où le Conseil d’Etat saisi ne déclare le projet PIC-FESS inconstitutionnel.

Les premiers tests sont effectués avec des mannequins en bois.
Résultats positifs, sauf que le mannequin s’en sort avec un petit trou dans son cul de bois.
Çà fait désordre... On limite la puissance et la forme de l’outil pique.
On relance la série de tests en “live”; pour de vrai, avec des cobayes humains volontaires.
Malheureusement, le premier volontaire est tellement surpris par l'effet PIC-FESS qu’il se retrouve dans le fossé avec une patte cassée !
Alors, il faut trouver autre chose !
Toute l’équipe est en “brain-storming”, comme on dit au top management.
Un petit technicien timide propose d’incorporer au dispositif principal une sorte de vibromasseur électronique à impulsion, qui permettrait au conducteur devenu lucide de stopper son PIC-FESS avant qu’il ne se déclenche.
Il fallait y penser!...Génie des humbles...

Une présérie est lancée. Par prudence, car si les résultats ont été totalement positifs face à l’objectif du projet, il faut bien reconnaître l’existence d’effets collatéraux non désirés !
D’autant plus qu’une enquête sur les utilisateurs de cette présérie fait apparaître une certaine rétention d’information assez bizarre, de la part d’une part importante du panel.
Ceux-ci semblent être plus attentifs aux performances du vibreur qu’à l’outil principal du PIC-FESS !
Cette observation devra encore être affinée en fonction des données sociologiques corrigées par la théorie du genre.

Bien sûr, nous vous tiendrons au courant de la suite de ce projet.

samedi 7 janvier 2012

Tempête Joachim : suite en janvier 2012

Frêne dans le parc

Autre frêne dans l'île

samedi 31 décembre 2011

La tempête Joachim = déc.2011



Un nouveau fendeur de bûches performant

mercredi 21 décembre 2011

Esthétisme et typographie

Corollaire de ma profession, j’ai côtoyé le monde de l’imprimerie et des arts graphiques et j’ai toujours apporté un soin particulier au choix de la typographie.
La police de caractère est elle-même porteuse d’une partie du message,
ce que négligent nombre de publicitaires !
J’avais élaboré en son temps un code des caractères a privilégier selon
la nature du message, à l’usage de mes collaborateurs.
En fait je suis fasciné par la variété et la beauté de ces différents signes graphiques existant dans le monde.

Voici quelques exemples extraits du Cabinet des Poinçons de la Bibliothèque Nationale.
Malheureusement, une simple ligne de texte ne permet pas de juger de
la valeur esthétique d’une pleine page ou d’une pierre gravée qui se regardent comme un véritable tableau.


1-TIBÉTIN 9-PERSAN 17-CHINOIS
2- ARABE KARMATIQUE 10-SIAMOIS 18-ARABE DES 4 ÉVANGILES
3-CANARA 11-RUNIQUE 19-BIRMAN
4- BRÄMÏ 12-HÉBREU 20-KHMER
5-CYPRIOTE 13-GOTHIQUE ANCIEN 21-PALMIRÉNIENTAMOUL
6-GUJRÂTÏ 14-NINIVITE 22-SAMARÉITAIN
7-STRIAQUE 15-ÉTHIOPIEN 23-TAMOUL
8-PHÉNICIEN 16-PHAGS-PA 24-TURC