vendredi 18 septembre 2009

ERADICATIONS

Au cours de l’ère stalinienne, on supprimait sur les photos officielles les dignitaires disgraciés.
Dans nos démocraties modernes et grâce aux progrès de l’infographie, on supprime tout ce qui n’est pas idéologiquement correct : La cigarette de Lucky Luke, celle d’Alain Delon dans laPiscine, y compris les taches jaunes sur les doigts, celle d’André Malraux sur un timbre à son effigie et la pipe de M.Hulot.
Soit, la vertu prime le devoir de mémoire.


Il s’agit maintenant de savoir
si on va supprimer la maudite chose
dans la main de Chirac sur un ouvrage
qui lui ait dédié.
La polémique enfle…
Ceci fait, il donnera vraiment
l’impression de s’emmerder !
On ne peut qu’approuver des mesures
aussi radicales, au nom de la santé publique
et, bien sûr, de la sauvegarde de la Sécu ?


The french touch A New York *


Alors, par la voix de mon modeste blog, je propose solennellement que l’on aille au bout de cette vertueuse logique : Que l’on éradique toutes les armes visibles sur la totalité de l’iconographie mondiale…Presse, livres, cinéma, TV, internet, publicité, etc…
Cela me paraît plus valorisant que quelques fumerolles maléfiques !
On remplacerait les fusils par des coquelicots, les revolvers par des œillets, les canons par de gros bouquets de roses sur les essieux,
les tanks par de jolis chars fleuris
et les déflagrations atomiques par de grands feux d’artifices.
Dans un deuxième temps, on pourra s’attaquer aux couteaux de cuisine et aux canifs.

Songez à l’immense travail, sur plusieurs années, de milliers de graphistes de par le monde, qui ne connaîtraient plus le chômage !

Mais d’abord, il faut re-rédiger tous les albums de Tintin et autres livres racistes (nombreux), sans oublier Astérix, qui traite les Romains comme des sous-hommes demeurés, tout juste bons pour recevoir des baffes !
En fait, nous sommes tous le raciste de quelqu’un…




*Devrais-je effacer la « carotte » ???

mercredi 9 septembre 2009

la photo du jour


...sur notre route
Artistes ou vandales ?
Porte rouillée ou art de la rue ?
A vous de juger...

Mais quel talent !

dimanche 6 septembre 2009

la conque marine

Laurent, comme chaque matin,
courait sur le sable
à petites foulées régulières,
sur cette frange plate et dure
qui n'est plus la plage
et pas encore la mer.

De loin, là-bas, il vit un objet conique.
C'était une grande et belle conque marine,
de nacre rose en dedans,
de nacre blonde en dehors,
rejetée là par quelque vague rageuse.

Tout joyeux, il la prit
et comme tout le monde,
mit son oreille dedans,

puisque, dit-on,
l'on y entend
chanter la mer.

Et la mer lui parla :
Je suis la mer,
chaude et mouvante,
douce et ample,
tendre et puissante,
et amante,
viens en moi.

Je suis belle et je t'aime,
avec moi tu seras
éternellement bercé
au rythme lent
de mes soupirs.


Viens en moi !
Je suis la mer immense.
Je suis la mère et la maîtresse
génitrice de toute vie.
Viens te fondre en moi.

Laurent regarda la mer.
Une vague plus longue
caressa ses chevilles
et il la suivit
dans son reflux
et la voix de la conque
lui dit:
Viens en moi.

Laurent pénétra dans l'eau
et marcha longtemps,
parce que la mer était basse.
Et puis l'onde l'enserra
et il se sentit bien
et nul ne le revit jamais

samedi 29 août 2009

le dessin du jour

la légende du joueur de flûte